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Les sites touristiques à ne pas rater

 

 

 

La place de la « paix céleste », tian an men 天安门广场

C’est une des vues les plus connues de Pékin. C’est du balcon de la « paix célestel » (traduction de tian an men) que le président Mao Zedong déclara la fondation de la République populaire de Chine le 1er octobre 1949. Depuis, c’est devenu le lieu de célébration officiel de tous les événements importants de la Chine. Situé au cœur de Pékin avec une superficie de 44 ha. On peut tenir une réunion de plus d’un million de personne. Elle est la plus grande place de toutes les villes du monde.

La place de la paix céleste est un point stratégique car elle est à proximité de nombreux monuments. Au milieu de la place se trouve le Mausolée où se repose le président Mao Zedong derrière lequel se dresse la majestueuse « porte du devant » (qianmen), le Musée national de Chine se trouve à l’ouest tandis que le Palais du peuple se trouve à l’est.

Si cette grande place est réservée à l’usage du peuple, la porte de la « paix céleste » au nord est quand à elle réservée aux puissants. C’est la porte d’entrée vers la Cité interdite. Erigée au XVème siècle, puis restaurée au XVIIème, elle sert de tribune aux dirigeants comme aux empereurs avant eux.

Sept ponts parallèles enjambent un cours d’eau pour rejoindre les cinq ouvertures de la porte. Avant, la porte et le pont centraux étaient réservés au « fils du Ciel ». Un gigantesque portrait de Mao Zedong domine aujourd’hui la Porte de « la paix céleste ». On peut lire sur la gauche « Vive la République Populaire de Chine », et sur la droite « Vive l’amitié entre les peuples du monde ».

Métro : tiananmeng dong ou tianammen xi

La Cité Interdite 紫禁城

Comme son nom l’indique, pendant plus de cinq siècles, les murs pourpres de la Cité Interdite étaient infranchissables au peuple. Appelé aussi « Palais impérial gugong 古宫 », il était construit sous les ordres de l’empereur Yongle entre 1407 et 1420. Les 14 empereurs Ming et 10 Qing s’y succédèrent jusqu’en 1924, date à laquelle Puyi, dernier empereur Qing abandonna définitivement ses appartements.

Le palais possède 9999 pièces. Ses 800 bâtiments sur 72 ha exigent qu’une équipe s’occupe en permanence des travaux de rénovation. Vous visiterez les sandadian 三大殿, les 3 palais principaux en plus d’une partie des appartements privés.

Le Palais de l’Harmonie Suprême est le plus vaste édifice de l’ensemble, orné de 13 844 dragons. Sur la terrasse en marbre blanc, vous remarquerez un cadran solaire et l’emplacement d’une mesure à grain, symboles de la justice impériale. Les cigognes et les tortues sont des symboles de l’immortalité. C’est dans ce palais qu’étaient annoncés les résultats des examens impériaux. C’est aussi dans ce palais que se déroulaient les cérémonies officielles : couronnement, anniversaire, les fêtes rituelles comme les solstices ou le nouvel an.

Le Palais de l’Harmonie parfaite plus petit contient un trône, une chaise à porteur et divers ustensiles tels que les encensoirs. C’est ici que l’empereur se préparait ou se reposait avant de se rendre dans le Palais de l’Harmonie Suprême pour les grandes cérémonies.

Le Palais de la Préservation de l’Harmonie est le dernier des trois grands palais. C’est ici que l’empereur offrait des banquets aux ambassadeurs, et autres hauts dignitaires, chinois et étrangers.

Métro : tiananmeng dong ou tianammen xi

Le temple du Ciel天坛

Le temple du Ciel est sans aucun doute le plus beau temple de Chine. Il est l’emblème de la ville de Pékin. C’est ici que l’empereur, le Fils du Ciel, venait «entrer en communion avec le ciel » au moment du solstice d’hiver. Il se chargeait de tous les péchés de son peuple et demandait à être la seule victime du courroux céleste, en cas de calamité. Ce jour là, seul l’empereur avait le droit de se tenir devant l’autel, où il récitait les prières traditionnelles après une nuit entière passée dans le recueillement.

Tiantan dong lu, métro Qianmen puis bus 120.

Le temple des Lamas 雍和宫

C’est un des grands centres du bouddhisme tibétain et un des plus beaux temples de Pékin. Les bâtiments les plus anciens datent de 1694. C’était à l’époque la résidence d’un prince mandchou qui devenait empereur de 1723 à 1736 sous le nom de Yongzheng. Après son ascension au trône, Yongzheng transforma son ancienne résidence et le rebaptisa Yonghegong, ce qui signifie palais de l’Eternelle Harmonie. Il fit également changer les tuiles vertes des toits en tuiles jaunes, de la couleur impériale. C’est la raison pour laquelle le temple des Lamas est le seul temple qui ait des tuiles jaunes. En 1732, Yongzheng offrit une partie de ce palais à ces lamas et il fut officiellement consacré temple en 1744.

12 yonhegong dajie, métro Yonhegong.

Le temple de Confucius 孔府庙

En sortant du Temple des Lamas, prenez à droite, puis traversez la rue pour vous engager dans une des plus jolies rues de Pékin qui est resté dans son jus d’époque : le Guozijian jie. Vous trouverez dans cette rue le temple de Confucius et le collège impérial. Avant de rentrer dans le temple, vous remarquerez deux stèles célèbres où sont gravés en six langues (chinois, mandchou, mongol, tibétain, tuote, ouïghour) des caractères avec la traduction ci-après : « Les mandarins et leur suite doivent descendre de cheval à partir d’ici », en marque de respect pour le grand sage.

Dans le temple de Confucius, vous apercevrez des hautes stèles en marbre, 198 au total. C’est là que sous les dynasties Yuan, Ming et Qing sont inscrits les noms des lauréats qui avaient réussi aux concours impériaux, dont le Guozijian, le Collège impérial, qui se trouve à l’arrière du temple. Avec un peu de temps et beaucoup de patience, on pourra déchiffrer les noms et lieux de naissance et grades des 51 624 diplômés !

Métro Yonhegong.

La résidence du Prince 恭王府

Rocailles, bassins, portes finement sculptées, plantes, pavillons, galeries, bassins d’eaux, terrasses aériennes se mêlent dans cette résidence, qui constituait l’une des plus vastes propriétés privées de Pékin. Elle aurait servi de modèle à la demeure décrite par Cao Xueqin dans son roman « Le Rêve dans le Pavillon Rouge ». et aurait été offerte au prince Gong par son demi-frère l’empereur Xianfeng, au milieu du XIXème siècle. C’est une visite à ne pas rater. La beauté des lieux en fait un lieu de tournage très prisée des séries traditionnelles chinoises.

Gong est resté célèbre pour avoir passé un accord avec les Britanniques durant la seconde guerre de l’Opium (1856-1860). Alors que le Palais d’Eté était à sac, que la Cité Interdite était menacée et que l’empereur Xianfeng se cachait à Chengde, Gong accepta les termes du traité de Tianjin, notamment de remettre une importante somme d’argent aux Britanniques avec la cession de Kowloon (une partie de Hong Kong actuel). En échange, Pékin a été en partie préservée.

Dans cette résidence, il y a aussi un délicieux restaurant gastronomique. Si vous êtes clients du restaurant, la visite de la résidence est gratuite.

14 liuyin jie, métro Gulou, puis prendre un taxi.

Le parc Beihai 北海公园

Les trois lacs qui longent l’ouest de la Cité interdite furent de tout temps l’objet d’une grande attention de la part des empereurs : Kubilai y fit construire son palais et l’impératrice Cixi y installa ses quartiers d’hiver. Les empereurs virent ensuite profiter de la pureté de l’air.

Le parc, qui semble à première vue se limiter au lac renferme beaucoup de site intéressant. Vous avez un des restaurants impériaux de Pékin, le Fangshan, à ne pas rater.

Le Dagoba blanc, visible dès l’entrée était érigée pour la venue du dalaï lama en 1651. Des temples sont éparpillés au nord du parc. Le plus fréquenté est le Xitian Fanjing, la salle Daishe contient trois énormes bouddhas en bronze à chevelures bleues.

Vous pouvez admirer le mur aux neufs dragons ainsi que la paradis de l’Ouest érigé par l’empereur Qianlong pour solliciter le bonheur éternel pour sa mère.

Wenjin jie (porte sud) ou di anmenxi dajie (porte nord), métro tiananmenxi, puis bus n°5.

Le temple du nuage blanc 白云观

Fondé sous la dynastie des Tang à l’époque de Kaiyuan (713-741), il devient sous les Mongols le centre du taoïsme pour le nord de la Chine. L’édifice actuel fut reconstruit en 1706 après qu’un incendie eut détruit les bâtiments anciens. On peut visiter cinq cours successives qui composent le temple et croiser quelques uns des moines taoïstes qui vivent dans ces lieux. Ils sont reconnaissables à leurs cheveux longs ramenés en chignons au somment du crâne.

Baiyun lun, métro Nanlishilu, puis marche ou taxi (1 km).

Lilulichang 琉璃厂

C’est un des rares endroits de shopping de Pékin qui a gardé le cachet d’antan. C’est un vrai voyage dans le temps. Les boutiques, fréquentées par les élites sous les dynasties des Ming et Qing, sont restés dans leur cachet. Les boutiques possèdent encore leurs toits en tuiles arrondis, des portes aux couleurs vives, des rues pavées. On trouve les objets propres aux intellectuels : pièces de monnaies anciennes, livres, objets de calligraphie, poteries, jades, épées…

Pour votre carrière de calligraphe débutant, vous pouvez acheter papiers de riz, pinceaux, encres à la boutique Rongbaozhai (19 liuli chang xijie).

Pour sculpter vos sceaux avec votre nom traduit en chinois, vous avez la boutique Xie xian Shun (107b liulichang dong jie).

Vous pouvez acheter votre encre chez Yidege (67 liulichang dongjie), vendeur d’encre de Chine depuis 1865.

Des pinceaux pour artistes au magasin de pinceaux de Daiyuexian (73 liulichang dongjie) en activité depuis 1916.

Liulichang xijie et lilulichang dong jie, métro hepingmen.

 

Les lacs des Dix Milles Monastères Shishahai 什刹海

La promenade le long de très jolies berges et ruelles proches des lacs qianhai 前海湖, houhai后海湖 et xihai 西海湖appelés par les pékinois Shishahai, les lacs des Dix Milles Monastères vous permet de saisir tout le charme du vieux pékin, avec ses scènes populaires, pittoresques et émouvantes. C’est le quartier bohême et très romantique de la capitale, avec ses vieilles échoppes, ses cafés et bars branchés, ses promenades sur les lacs.

L’aristocratie avait élu domicile aux bords de ces lacs. Du côté du lac Qianhai, vous pourrez ainsi visiter la résidence de Guo Moruo 郭沫若故居, célèbre écrivain, celle de Mei Lang Fang 梅兰芳, acteur de théâtre très sublime dans l’interprétation des rôles féminins, celle du Prince Gong 恭王府Du coté des lacs houhai et xihai, vous avez la résidence de Song Qingling 宋庆龄故居, considérée en Chine comme la mère de la nouvelle république.

Le Palais d’été 颐和园

C’est la résidence d’été de la famille impériale pour s’échapper à la touffeur de Pékin. Situé à 12 km du nord ouest de Pékin, il est construit autour du lac Kunming et reflète à la fois l’art des jardins du sud et du nord de la Chine. Il est très célèbre en autre par sa longue galerie qui s’étire du 700 mètres de long le long de la rive nord du lac Kunming avec d’innombrables peintures de scènes mythologiques, et par la fameux navire de marbre construit par Cixi avec l’argent initialement prévu pour la modernisation de la flotte !

Simple jardin à l’origine, le site fut agrandi et embelli par l’empereur Qianlong au 18ième siècle. L’entrée principale est située à l’est et donne sur le Palais de la Bienveillance et de la longévité. C’était le bureau d’été des empereurs pour gérer les affaires de l’Etat. Pour permettre aux membres de sa famille de goûter à la vie des « gens ordinaires », l’empereur avait construit une rue commerçante sur le modèle de Suzhou dans le style Ming. Elle réunit des échoppes qui permettaient aux membres de la famille impériale de « faire ses courses » normalement.

La majorité des monuments à visiter se trouve au nord, sur la colline de la Longévité. Du Pavillon des Fragances bouddhiques, vous avez une très belle vue sur le lac Kunming.

Vous pouvez aussi vous restaurer dans le restaurant impérial Tingli 听蜊饭店(de l’écoute des chants de loriot) téléphone 62 88 19 55.

 

La grande muraille 长城

«Le long mur de dix mille li 萬里长城 » est une des constructions humaines les plus stupéfiantes. Certains disent que c’est le seul monument de la terre visible de la lune.

Deux siècles avant Jésus Christ, l’empereur Qin Shihuangdi conçut le projet surhumain de construire un rempart qui protégerait la Chine des attaques des « barbares venus du nord ». Des tronçons avaient déjà été édifiées avant Qin Shihuangdi et avant que ce dernier entreprit de les réunir. Il a fallut 700 000 criminels et prisonniers de guerre pour mener à bien cette tâche titanesque.

Un devin avait prédit que les difficultés ne seraient surmontées que si « dix mille hommes étaient ensevelis vivants sous la muraille ». Qin Shihuangdi qui ne reculait devant rien hésita à sacrifier une telle force de travail et trompa le ciel en ensevelissant un homme dont le nom comprenait le caractère « dix mille ». Grâce à ce subterfuge, les travaux se poursuivirent sans encombre.

De Pékin, vous avez le choix de visiter la partie de la Grande Muraille située à Badaling 八大岭(70 km de Pékin) ou à Simatai 司马台(110 km de Pékin).

 

Les tombeaux des Ming 明十三陵

Les treize tombeaux des Ming se situent au nord de Pékin, à environ 50 km. Répartis sur 40 km2 , ils se trouvent dans un vallon exposé au sud, dominé par le mont du Dragon à gauche et à droite par le mont du Tigre.

A l’entrée de la voix sacrée, on découvre un grand portique de marbre blanc de 31 m de large érigé en 1540 sous le règne de l’empereur Jiajing. En suivant la route pendant un kilomètre, on arrive à la Grande Porte Rouge, l’entrée de la nécropole proprement dite. Au-delà de la porte se dressent le pavillon de la stèle (supportée par une gigantesque tortue) et deux belles colonnes de marbre. 

C’est là que commence la fameuse voie des Esprits long de 7 km. De chaque côté s’alignent 24 statuts d’animaux (lions, chameaux, éléphants, chevaux et des animaux mythiques xie, chi et lin) , ainsi que 12 statues représentants des mandarins, des militaires, des civils et des sages. Puis, on parvient enfin au portique du dragon et du phénix, lingxingmen, et on aperçoit de là les 13 tombeaux à l’ombre des pins et des cyprès.

Le plus impressionnant est celui de Yongle, Chang Ling, dont l’édification demanda 18 ans. Selon la légende, 16 concubines auraient été enterrées vivantes avec le défunt empereur. Il renferme de gigantesques salles de nanmu (un bois précieux), ainsi que des bijoux et des vêtements, mis à jour pendant les fouilles, exposés à ce jour.

 

 

 

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